Mi août Bucarest parait tranquile et cool (effet estival et des vacances ?). Le 4 septembre au retour une circulation dense a repris ses droits, les taxis réguliers sont quasi tous occupés.
Les Hop On Hop Off permettent de faire un grand tour de ville, malheureusement les audio guides (que personne ne semblent écouter) ne sont disponibles que sur mobiles. On y renonce rapidement faute de réseau ou de Wifi du bus suffisant.
Le long des boulevards
L’Arc de TriompheLa place de la Presse LibreLe Musée National d’HistoireHorloge de rue antique Cercle Militaire National. Église Colţea (XVIII ème) et ses portiques de style Brâncovan
Le Boulevard Unirii ( dépasse d’un m en largeur les Champs Elysées, mégalomanie oblige) mène du Parlement à la place Unirii immense mais masquée par les travaux en coursLe Palais du Parlement est le second bâtiment du monde après le pentagoneUn programme de 350 000 m2 habitables. Il abrite toujours le parlement et plusieurs institutions dont le MAC. Mais tout n’est pas occupé, loin de làDerrière le Palais du Parlement la récente Cathédrale Nationale de Roumanie
16 personnages emblématiques du dramaturge Ion Luca Caragiale ci dessous (Ioan Bolbolera 2010)Luca Caragiale devant le Théâtre National en arrière planUne borne symbolique de la disparition du communisme face à des bâtiments de l’Université ( la borne authentique des km 0 est à quelques centaines de m, à coté de l’Église Saint-Georges)
Mémorial de la Renaissance érigé en 2005Statue de Iuliu Maniu, homme politique roumain détenu par le régime communiste, et qui mourut en prison. A l’arrière plan l’ancien siège du Comité central du parti communiste où le 21 décembre 1989 Ceausescu fit son dernier discours puis s’enfuit du toit en hélicoptère tandis qu »on tirait sur la fouleSur la même place de la révolution, un étonnant ensemble urbain. Un symbole symbole inconscient de la situation de la Roumanie ? …Statue équestre de Carol Ier devant la bibliothèque centrale universitaire
Siège de l’Orchestre Philharmonique roumain George Enescu.Construction en 1888 par l’architecte français Albert GalleronEscaliers d’honneur en marbre de CarrareUne salle intimiste de 600 placesLa fresque circulaire illustre l’histoire de la Roumanie de la conquête de Trajan à l’unification
L’église initiale fut construite par le souverain (1728-1714) de Valachie Constantin Brâncoveanu. Son nom reste attaché au style Brancovan .
Décapité par les Turcs à Istanbul, sa femme ramena sa dépouille à Bucarest et l’enterra dans cette église. Détruit par un incendie en 1847, l’édifice a été reconstruit en 1853. Il abrite son tombeau
L’église et sa cloche d’appel aux fidèlesStatue de Constantin BranconeanuSaint Georges
Sur le muret d’enceinte autour de l’église, un rite de prière ( permanent ou lié à une date particulière ?)
Fondé au XIVe siècle, ce monastère est considéré comme l’un des plus anciens de Valachie. Il a été construit par Radu Ier, prince de 1377 à 1383. Il a été ensuite reconstruit par son fils Mircea l’Ancien, puis rénové par Constantin Brâncoveanu en 1711.
La chapelle centraleA l’intérieur de l’église ( intégrée aux batiments d’enceinte)Sa coupole
Une boutique originaleUne cour attenante à une boutique. A noter dans les assiettes le motif du coq ( un des motifs traditionnels avec le serpent, le poisson, l’arbre de vie …)Fontaine dans la rue piétonneUne des quelques élégantes maisons
Fondé en 1690 par le prince Constantin Brâncoveanu, souverain de Valachie. Considéré comme l’un des plus beaux exemples du style Brancovan le site est inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO
Bâtiments monastique pour environ quarante soeursL’église au centreA l’extérieur, scènes du jugement dernier, ici le coté enfer. On croirait presque à du Jérome Bosch« Cloche » de bois pour les appels
LA sœur sourire du voyage ! Qui plus les produits du monastère se sont révélés excellents (confiture de myrtille et gelée de coing)
L’église (XVI ème ) du monastère caractéristique avec ses tours torsadées. On ne l’aura vu qu’emballée d’échafaudages. Cette photo vient d’internetVoisine dans le même parc, la nouvelle cathédrale archiépiscopale royale ( des membres de la famille royale roumaine y reposent)Le dimanche matin assez tôt, fréquentation et ferveur étaient déjà au rendez-vousÉglise orthodoxe Saint-Basile le Grand
Un des nombreux primeurs petits ou grands de bord de route. Parfois les vendeurs ne sont pas sur place, mais ils accourent quasi instantanément dès qu’une voiture s’arrête. Un sixième sens ?Les choses sérieuses commencentBarrage hydro-électrique de Vidraru construit dans les années 60. Haut de 166 m et large de plus de 300 m. Les cercles horizontaux sont des passerelles de serviceUne toute petite partie de la retenue qui s’étale en longueur sur plus de 10 km. Il faut intégralement la contourner pour atteindre le début de la montée La montée coté sud, avant un encombrement et une attente de plus de trois quart d’heures pour parvenir au sommetFranchissement du col à 2000 m. La fréquentation de la route et des parkings juste en dessous du lac Bâlea est telle qu’on ne s’arrête pasPhoto internet : le lac Bâlea Le versant nord avec la silhouette de la route et la cohorte de véhicules montants.Pause dans la descenteRetour dans la plaine et vue du massif des Carpates traversé
ici aux terrasses de Bucarestpour promouvoir la location un vélo électrique (Viscri)pour désigner des lieux et illustrer leur nom, par exemple le Lac Ursu de Sovetaen marketting
Le sujet en Roumanie ne relève pas de la légende. Le pays avec 6 000 individus abrite la moitié des ours d’Europe !
On se dit qu’en croiser en randonnée doit être assez angoissant. A Brasov en haut de la télécabine Tampa, il est même recommandé de ne pas sortir du chemin principal et de disposer de spray au poivre.
Cela dit à l’abri de la voiture on en aura vu à deux reprises au pied de la montée de la Transfăgăraǎşan. Cela reste une belle émotion que de croiser pour la première fois ce plantigrade en liberté.
Numéro 1 photographié à travers le pare-briseNuméro 2 vitre ouverteQuel regard !
Piaţa Mare noire de monde ce dimanche soirfestivités liées au week-end du 15 août ?Hôtel de Ville et passage vers la Piaţa Micǎ le long de l’Eglise catholique de la Sainte-TrinitéPiaţa Micɑ̌L’Église évangélique aux tuiles vernissées depuis la Piaţa Micɑ̌Le Pont des Mensonges de 1859, en référence aux promesses de mariage non tenues de soldats autrichiens aux jeunes filles de la ville, relie Piaţa Micɑ̌ et la Piaţa HuetL’intérieur de l’Eglise évangélique ( gothique du XIV et XV ème)Plaques funérairesDu haut de l’Eglise vues sur sa toiture, la Piaţa Micɑ̌ et la ville. En plein milieu, la tour du Conseil en chantier.Vue plus proche sur la ville basseLa tour des Charpentiers et le chemin de ronde vers la tour (devinée dans la végétation) des Arquebusiers (XIV ème)Les mêmes dans l’autre sensLa mini échoppe d’un très bon glacieret le mini bar du même glacier réservé … aux tous petits
Au marché
Super myrtilles sauvages parfaites avec les yaourts du petit-déjeuner. A signaler pour l’anecdote que des Myrtilles prises chez Lidl se sont révélées à la lecture de l’étiquette venir …du Pérou !
En plein air 100 ha ( oui 100) de musée de la Civilisation populaire traditionnelle avec sur tous les thèmes près de 400 batiments authentiques démontés et replacés ici.
Certes le soleil frappait fort et il faisait chaud en après-midi. Mais l’endroit bien aménagé, présenté et entretenu est un régal.
Des moulins
Des silos à grain
Des pressoirs
Des portails sculptés
Des charrettes et granges
Le coin des potiers
Toutes ces assiettes décorées sont en vente libre au prix affiché pour la plupart de 100 lei ( 20 euros environ). Le paiement est prévu tout simplement dans une boite sur la table que personne ne surveille …
Le coin des bergers ( peut-être … car on finit par saturer !)
L’église en bois -le bâtiment de 1672 le plus ancien du musée- est fermée, mais des offices y sont toujours conduits par un prêtre embauché par le musée
Un ciel bien menaçant qui n’a pas l’air d’inquiéter la population localeL’église évangélique fortifiée (fin du XV ème)Deux remparts la ceinturentLe rempart intérieur de part et d’autre de l’entrée
Un intérieur très dépouillé (ci-dessus et ci-dessous)
La citadelle ( fin XIV à mi XVII ème) . Elle a servi de prison communiste entre 1948 et 1960Cathédrale orthodoxe Saint Jean-Baptiste et ses sols en marbre ci-dessous
Répondant a des besoins de ventilation et de protection contre la lumière des greniers à grain, ces ouvertures en toiture en forme d’amande trouvent leur origine architecturale à la fin du XV ème. On ne peut s’empêcher d’y voir un regard que d’aucun ont parfois vu comme effrayant, ou des paupières alourdies. D’où la dénomination qui les caractérisent.
Rue centrale de SibiuRue centrale de SibiuA CisnadioraA CisnadieA Cisnadie
Ailleurs d’autres éléments de construction rappellent ces yeux, mais sont néanmoins bien différents des originaux de Sibiu
Ah on change de style ! On est à Brasov. A ViscriA Breb la maisonnette qu’on occupera
La Roumanie comptait près de 750 000 juifs dans les années 30 (source Wikipedia). Assassinats, pogroms, shoa (400 000 morts roumains) … les survivants ont pour la plupart émigré en Israel. Ainsi le nombre de juif dans le pays avoisine seulement 10 000 aujourd’hui. Et La communauté de Brasov ( 275 000 habitants) n’affiche que près de 300 membres.
Bâtiment de la Synagogue construit fin XIX ème et restauré après les dégâts de deux tremblements de terreLe mémorial porte les noms de 240 juifs nés à Braşov parmi les 150 000 de la Transylvanie du nord déportés à Auswitch
Sous la grisaille et la pluie du matin. Erigée à partir de 1377, c’est la plus grande église gothique de Roumanie. Elle doit son nom à l’incendie de 1689 qui ravagea la ville et noircit ses murs. Style Hallenkirche du gothique allemandStalles peintes, et partout des tapis XVI/XVIII ème offerts par les marchands de BraşovLa même sous le soleil du soir
Accès à l’église de la Dormition de la Mère de Dieu (1858) derrière la Maison du ConseilChapelle orthodoxe SF Treime, bien discrète depuis la rue George Bariţiu mais très fervente et vivante à l’intérieurCimetière et tour dans l’enceinte de la chapelle
A près de 30 km au sud de Braşov, il fut édifié au XIV ème par les marchands saxons pour protéger les routes commerciales entre la Transylvanie et la Valachie.
Il est improprement associé au roman Dracula de Bram Stoker (1897), mais le merchandising local s’est emparé de l’image.
Le site est sur-fréquenté. On était heureusement là juste à l’ouverture matinale. Je n’ose imaginer la durée de la file d’attente quand on est sorti du parcours
Statue de la reine Marie a qui le château fut offert par la municipalité de Braşov en 1920 et qui passa 20 ans à le moderniser. Confisqué par le régime communiste en 1947, l’édifice est rétrocédé aux Habsbourg en 2006.
le parcours de visite suit un dédale d’escalier, de pièces, de galeries …
Comment ne pas s’arrêter sous le charme de ces portails et chapelles en bois (Drumul Carilui) ?Au col un étal de bord de route avec mère et fils. La jeune femme très sympathique nous explique tout sur les fromages, saucisses entre autre de sanglier, confitures …On y fait nos achats avec plaisir et c’est très bon.(Podu Dâmboviței) (Podu Dâmboviței)
Des toitures très pentues et pointues pour s’adapter à l’environnement, résister à la neige et aux vents forts, et aussi pour leur esthétique locale caractéristique.
Un hasard de découverte dans la galerie Initio située à l’étage de sympathique boutique d’accueil ( billetterie, artisanat roumain de bonne facture, …) de l’Église Noire
21 août Prejmer, Viscri, Saschiz et leur citadelle Saxonne
Au XI ème, les rois de Hongrie font appel à des colons germaniques appelés Saxons pour consolider leur main-mise sur ce qui deviendra la Transylvanie.
A l’autre bout de l’histoire ( oh combien mouvementée et complexe ! ) les saxons de Transylvanie furent chassés en Allemagne après la deuxième guerre mondiale. Et l’émigration fut encore plus massive après la révolution de 1989.
Si la présence Saxonne a quasiment disparu, le patrimoine historique est bien là, protégé, rénové, abondamment visité.
L’Unesco a inscrit sept sites villageois avec églises fortifiées au patrimoine mondial de l’humanité dont les trois visites du jour, et également le centre historique de Sighişoara
Prejmer
à 17 km au nord de Braşov
Église luthérienne fortifiée du XIII ème L’enceinte fortifiée à l’entré est épaisse de 30 mla construction de l’enceinte remonte au XVI et XVII ème
Dans l’épaisseur même de la fortification s’inscrivent 270 chambres portant chacune un numéro. Selon les besoins, on y stockait les récoltes ou on y logeait.
Il y avait même une salle d’écoleDans l’égliseSon triptyqueSa chaire peinteLe chemin de ronde circulaire intégralement accessibleFenêtre de défense et meurtrières
A l’inverse de Prejmer où la citadelle est en pleine urbanisation dans laquelle on ne s’est pas attardé, Viscri est un tout petit village rural à dominante aujourd’hui Rom bordé de son église fortifiée. Le parking est suffisamment éloigné pour que l’on soit obligé de parcourir les quelques vastes voies rectilignes et non revêtues, bordées de maisons traditionnelles colorées.
On y est hors du temps.
Etonnant, Charles actuel roi d’Angleterre était tombé amoureux des lieux, avait acheté une ferme, maintenant musée botanique, et y venait régulièrement.
L’eglise forteresse
Citadelle achevée en 1225Église et tour clocherL’église sert encore de lieux de cultes , et les ronflements pendant le service sont passibles d’amende ! … (source Guide du Routard)
Tronc en bois à offrandes directement installé dans l’allée centrale
Peinture murales et de stallesDans la fortification, des objets d’Arts et Traditions populairespar exemple des ruchesdes cruches décorées
Exposition temporaire de céramiques contemporaines
Église fortifiée Saint-Étienne (XV ème)Peinture sur boisCharpente accessible. On oublie les normes de sécurité française et on en fait le tour. Elle dévoile les extrados de voutes de la nef ( impossible à traduire en photo). Cela n’est pas si fréquent et vraiment intéressant. On voit aussi sur le cliché un structure ajoutée bleue métallique de renforcement.Tour vestige de l’enceinte (XV ème)Citadelle (XIV et XV ème) surplombant le village
Au cœur du pays saxon, sa citadelle est aussi classée au patrimoine de l’Unesco.
Cette petite ville de 28 000 habitants dispose d’un centre historique très touristique et fréquenté, où l’on observe que beaucoup viennent faire étape
La vieille ville
Le passage des vieilles femmes accède au porche d’entrée sous la tour de l’horloge(XII et XIV ème) plusieurs fois remaniéLa tour de l’horloge du coté intérieur de la citadelleVlad Ţepeş dit l’empaleur, gouverneur valaque du XVème héros de la résistance antiturqueL’escalier couvert des Ecoliers (1642)176 marches pour rejoindre le sommet ou se trouvait une écoleDu sommet on redescend sur les traces de l’ancienne enceinte et de ses tours. Ici la tour des bouchers, et celle des fourreurs en dessousTour des fourreursTour des tailleursTour des bottiersTour des ferblantiersRuelle de la citadelle pavée et coloréeEn redescendant au pied de la vielle villeMaison Schuller von Rosenthal , ancien maire de la ville (environ 1700)
Portails de particuliers, simples, authentiques, … à mon goût parmi les plus beaux du voyage
artisanat RomCes innocentes et ravissantes poupées abritent la palinca eau de vie le plus souvent de prune qui titre environ 35° et beaucoup consommée en apéritif ( ou plus par certains comme on l’a vu parfois). Quoi qu’il en soit sur la route quelque soit le véhicule, la réglementation dit tolérance zéro.Courte pause. 14 km de route non revêtue entre Cristuru et Atid, on trouve que cela dure longtemps surtout quand on ne connait pas les lieux …Un des nombreux calvaires de bord de routeUne propriété apparemment en cours de délabrement. Dommage !La décoration originale d’un gîte rural
Nous voila à Praïd et avons la confirmation que les salines sont fermées (à priori définitivement) à cause des risques subsistant après d’importantes et/ou dévastatrices inondations survenues en 2025. Ces mines réputées spectaculaires ( cf photos récupérées sur le net) à plus de 100 m sous terre accueillaient des thérapies respiratoires outre un petit musée de la mine et plein d’autres activités de loisirs. Triste disparition d’un pan d’histoire et d’une importante ( et vitale ?) activité locale.
Subsistent les bains salés en piscine publique qui ont l’air encore très attractifs. On n’a pas testé !
image internetimage internetPiscine municipale (id ci dessous)En route vers Sovata, un nouvelle production locale
Et puis le soir beaucoup de riverains s’installent à l’extérieur, tout le long de villages-rues à la roumaine, étirés et interminables.
Reghin l’étape commode du soir compte 30 000 habitants.
Sans attraits touristiques notables, elle est tout de même indiquée dans le Guide Vert comme le siège d’une importante activité de lutherie. Il aura été assez difficile de localiser le giratoire décoré ( ci dessous) d’une récente sculpture ilustrant la fabrication des instruments à corde