22/05/2025 Suzanne Valadon (1865-1938)
Centre Pompidou Paris
Une artiste accomplie en rupture avec les conventions de son époque.
Des personnages très humains représentés sans concession.
Une riche et très belle exposition.



Une artiste accomplie en rupture avec les conventions de son époque.
Des personnages très humains représentés sans concession.
Une riche et très belle exposition.



Sous forme de questions réponses, ce livre donne l’image d’un artiste entier, dense et généreux.
Ordonnés chronologiquement, les chapitres dévoilent notamment :
– son histoire familiale et déboires psychiatriques ;
– sa vision de l’histoire de l’art ;
– ses techniques et des clés de la composition de nombre ses tableaux ;
– son approche du judaïsme ;
…
Passionnant et instructif.
J’aime beaucoup la personne et son oeuvre



exposition Gerard Garouste, centre Pompidou, Octobre 2022 (site flickr)

Quelle voie, puissante et profonde avec des modulations en amplitude et une technique impressionnantes ;
Pas d’effets de lumières spectaculaires, mais quelle énergie et présence !
Quelle physique apparemment , les deux guitaristes font maigrichons en comparaison !
Un programme très varié : hard rock, rockabily, jazzy, folk, blues, reggae … Un magnifique Kashmir (Led Zepp).
Une heure quarante cinq de bonheur musical.
Par ailleurs je découvre l’Amphi 3000, belle salle vaste et confortable (3100 places assises). Renzo Piano en est l’architecte tout comme l’ensemble de la cité internationale à partir de 1996.

La Tribune des Critiques de France Musique le 12/01/25 dédiée à la Partita pour piano n°2 de J-S Bach consacre l’interprétation de Zhu Xiao-Mei avec un toucher inégalé. Je découvre cette pianiste née en 1949 à cette occasion.
Son livre autobiographique fait le récit édifiant de son parcours artistique et personnel au travers de la révolution culturelle chinoise , puis de son exil aux Etats-Unis et en France.
Quelle artiste, quel parcours, quelle personnalité !
Une rapide visite dans ce lieu que je n’avais encore jamais vu.


Un lieu exceptionnel avec le cylindre de béton de Tadao Ando, et la coupole en verrière surmontant une fresque à 360 ° : fresque de toiles marouflées dans la partie inférieure de la coupole. Réalisée entre 1886 et 1889, elle présente une apologie du commerce international entre les cinq parties du monde (wikipedia)




La Bourse de Commerce sur Wikipedia



Dossier documentaire du Musée Picasso
Une exposition foisonnante et généreuse à l’occasion du centenaire de la publication du manifeste du surréalisme d’André Breton.
De nombreux Max Ernst (1891-1976) que j’ai découvert à cette occasion.
De nombreuses artistes féminines. Ça fait du bien !
Dali !






4ème de couverture Gallimard :
Sarah a confié l’histoire de sa vie à un écrivain qu’elle admire, afin qu’il en fasse un roman. Dans ce roman, Sarah s’appelle Susanne.
Au départ de ce récit, Susanne ne se sent plus aimée comme autrefois. Chaque soir, son mari se retire dans son bureau, la laissant seule avec leurs enfants. Dans le même temps, elle s’aperçoit qu’il possède soixante-quinze pour cent de leur domicile conjugal. Troublée, elle demande à son époux de rééquilibrer la répartition et de se montrer plus présent, en vain. Pour l’obliger à réagir, Susanne lui annonce qu’elle va vivre ailleurs quelque temps. Cette décision provoquera un enchaînement d’événements aussi bouleversants qu’imprévisibles…
Réflexion sur le lien troublant et mystérieux qui peut apparaître entre lecteurs et écrivains, ce roman puissant, porté par la beauté de son écriture, fait le portrait d’une femme qui cherche à être à sa juste place, quelque périlleux que puisse être le chemin qui y mène.
J’ai beaucoup aimé ce livre :
Un roman dense et passionnant.

























Livre sorti en 1989 ( en France en 2014) donc écrit durant la période soviétique de la Lituanie privée de liberté et d’identité.
Récit dans l’univers du totalitarisme, dur dans tous les sens du terme, halluciné,,,comme dans un cerveau où se suivent des images dont on ne sait quelle est la part de réalité voire d’absurde ou de folie.
A noter que les quatre personnages narrateurs successifs décrivent ou interprètent différemment certaines scènes.
J’ai assez rapidement pensé à un tableau de Jérome Bosch auquel l’auteur fait d’aiileurs plusieurs fois référence.
C’est noir et c’est sans difficile de faire plus sombre.
Le mot de la fin ( ça ne dévoile rien) : « Les chiens ne font aucune différence entre les rêves et la réalité »
Une expérience de lecture marquante !
Daniel Slatkin (né en 1994 et fils de Léonard)
Voyager 130
Création française
[12 min]
Leonard Slatkin (né en 1944)
The Raven
[Le Corbeau], pour narrateur et orchestre
D’après la nouvelle homonyme d’Edgar Allan Poe
Création européenne
Le Dormeur – Les Cloches – Romance – Le Colisée – Le Corbeau
[28 min]
— Entracte —
Samuel Barber (1910-1981)
Concerto pour violon et orchestre op. 14
I. Allegro moderato
II. Andante
III. Presto in moto perpetuo
[24 min]
George Gershwin (1898-1937)
Porgy and Bess : A Symphonic Picture
Arrangement de Robert Russell Bennett
[24 min]
Orchestre national de Lyon
Leonard Slatkin direction
Lambert Wilson récitant
Jennifer Gilbert violon
Encore une superbe soirée de l’orchestre national de Lyon à l’auditorium
Hormis « Le corbeau » où l’on a du mal à entrer malgré Lambert Wilson en récitant investi et généreux (mais pour un texte en anglais ce n’était peut-être pas le bon choix, et l’écran sous-titrant le texte était trop petit et rapide), un super programme.
Belle découverte que le concerto pour violon de Barber. Ah le hautbois du début du second mouvement !
Porgy and Bess magnifique au concert : volume et reliefs du son de l’orchestre, mélodies, groove ,,,
En prime Léonard Slatkin marque ses 80 ans en reprenant « Song for Elizabeth » composée par son père (?) avec un duo violon ( Jennifer Gilbert) et violoncelle en soliste.
Source wikipedia :
… Les œuvres de J. K. traitent plutôt de questions d’identités mixtes, de loyauté et d’appartenance. Il devient très populaire après l’indépendance de l’Estonie en 1991.
Le Fou du tsar (1978) est considéré comme le chef-d’œuvre de Jaan Kross ; c’est également son roman le plus traduit. En France, ce roman remporte en 1990 le Prix du Meilleur livre étranger. L’ouvrage s’inspire de la biographie de Timotheus Eberhard von Bock (1787-1836)….
Roman inspiré de faits réels.
Le « fou du tzar », c’est le colonel Timotheus von Bock, dit Tim Bock, un ex-favori de l’empereur Alexandre Ier qui, pour avoir eu l’audace de lui présenter un projet de Constitution pourtant conforme à leurs voeux communs, pour avoir « osé la vérité » en somme, a été condamné à passer neuf ans au secret dans la forteresse de Schlüsselburg. De retour chez lui, ce baron estonien va encore devoir endurer une surveillance de chaque instant, surveillance d’autant plus cruelle qu’elle sera exercée par sa propre famille et son entourage proche. De ce Fou du tzar on a pu dire que c’était du Shakespeare en Estonie. C’est assez souligner la grandeur du livre et de son auteur, qui dénonce avec un art consommé la façon dont une société peut être minée par la perversité d’un système qui fausse les rapports humains. (Quatrième de couverture R. Lafont.)
J’ai été ( au retour de voyage dans les Pays Baltes) pris par ce livre riche sur tous les plans : social, psychologique, historique, politique …sans dramatisation excessive. La forme du journal ( tenu par le beau-frère du personnage principal ) rend la lecture fluide et agréable.
Au passage, on apprend la déformation populaire de Bonaparte en Punapart litteralement » Canard-Rouge »